Publié par : Abbé Gabriel Villemure | 5 octobre 2009

Révélations privées et publiques : comment s’y retrouver ?

Notre-Dame-de-Fatima

Comme croyants et croyantes, la prière à Marie est d’une grande importance. Nous pouvons lire plein de choses pour accroître notre dévotion à la Mère de Jésus, Mère de Dieu et de l’Église, ainsi que notre Mère du ciel. Certains écrits nous parlent de l’identité de Marie telle que révélée par la Bible et la Tradition de l’Église. D’autres, nous montrent ce qu’ont vécu des croyants dans leurs relations avec Marie. Doit-on accorder autant d’importance à l’un qu’à l’autre ? Devons-nous croire tout ce qui est écrit au sujet de Marie ?

Il est important de faire une différence entre les révélations publiques et les révélations publiques. L’Église est prudente à ce sujet car elle reconnaît justement l’importance de notre Mère, elle qui se reconnnaît comme l’humble servante du Seigneur. Ses nombreux fiats aux souhaits du Seigneur nous le montre bien. Elle est un modèle de sainteté pour nous tous, puisque – comme Mère de Dieu- elle peut nous faire connaître davantage la personne de Jésusl et comme femme, elle nous montre qu’il est possible à tous de devenir saint et sainte. Elle nous conduit à son Fils, notre frère et notre Dieu. Marie ne s’est jamais dite égale à Dieu ni faisant partie de la Trinité. Comme nous, elle est créature de Dieu. Elle a toute fois été préservée du péché par Dieu, qui avait un projet particulier pour elle.

Dans cette optique, la Congrégation pour la foi a voulu éclairer les fidèles dans un document concernant le phénomène de Fatima. Voici un extrait de ce message :

L’enseignement de l’Église distingue entre la « révélation publique » et les « révélations privées ». Entre ces deux réalités, il y a une différence non seulement de degré, mais de nature. Le terme « révélation publique » désigne l’action révélatrice de Dieu, qui est destinée à l’humanité entière et qui a trouvé son expression littéraire dans les deux parties de la Bible: l’Ancien et le Nouveau Testament. On l’appelle « révélation » parce que, en elle, Dieu s’est fait connaître progressivement aux hommes, au point de devenir lui-même homme, pour attirer à lui et réunir à lui tout le monde, par son Fils incarné, Jésus Christ. Il ne s’agit donc pas de communications intellectuelles, mais d’un processus vital, par lequel Dieu s’approche de l’homme; et dans ce processus, tout naturellement, se dévoilent aussi un contenu qui intéresse également l’intelligence et la compréhension du mystère de Dieu. Le processus concerne l’homme tout entier et donc aussi la raison, mais pas seulement cette dernière. Dieu étant unique, l’histoire qu’il vit avec l’humanité est unique; elle vaut pour tous les temps et elle a trouvé son accomplissement dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ. En Christ, Dieu a tout dit, c’est-à-dire lui-même, et donc la révélation s’est achevée avec la réalisation du mystère du Christ, qui a trouvé son expression dans le Nouveau Testament. Le Catéchisme de l’Église catholique cite un texte de saint Jean de la Croix pour expliquer que la révélation est définitive et complète: « Dès lors qu’Il nous a donné son Fils, qui est sa Parole, Dieu n’a pas d’autre parole à nous donner. Il nous a tout dit à la fois et d’un seul coup en cette seule Parole [...]; car ce qu’il disait par parties aux prophètes, Il l’a dit tout entier dans son Fils [...]. Voilà pourquoi celui qui voudrait maintenant l’interroger, ou désirerait une vision ou une révélation, non seulement ferait une folie, mais ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le Christ, sans chercher autre chose en quelque nouveauté » (CÉC, n. 65: S. Jean de la Croix, Montée au Carmel, 2, 22).

Vous pouvez lire le texte complet, en cliquant sur ce lien.


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