L’Église catholique n’a officiellement reconnu que 16 apparitions, d’autres sont validées par des évêques ou l’église orthodoxe. Cependant, le cardinal Roger Etchegaray a déclaré que la croyance en la réalité des apparitions mariales ne faisait pas partie des dogmes de la foi catholique : « Nul chrétien n’est obligé en conscience de croire à une « apparition », même officiellement reconnue». Des normes ont été établies dans les années 1970 pour évaluer les apparitions.
Il y a donc également des apparitions non-reconnues (ou en étude) par l’Église catholique.
Les apparitions non reconnues sont en étude ou considérées par l’Église catholique comme pouvant être ou non l’œuvre du diable ou le fruit de l’imagination des « voyants » ou l’invention de mythomanes se faisant passer pour voyants. Elles peuvent être également dans l’état d’« étude en cours » par l’Ordinaire du lieu, puis par l’Église catholique. Pour prononcer un tel jugement, l’Église se fonde sur quatre critères principaux :
· La conformité du message avec la Sainte Écriture.
· La communion avec l’Église.
· La cohérence entre messagers et message.
· Les fruits spirituels de conversion.
L’Église catholique ne se prononce pas tant que durent des apparitions par souci d’indépendance dans son jugement. Sans se prononcer, l’Église peut cependant donner son accord aux pèlerinages à titre privé sur le lieu des apparitions présumées pour ceux qui le désirent. C’est le cas actuellement de Medjugorje en Bosnie-Herzégovine : plusieurs des voyants présumés déclarant toujours voir la Vierge, l’apparition présumée étant toujours en cours, l’Église ne se prononce pas mais a autorisé le pèlerinage.
Concernant Medjugorje (source : Eucharistie et Miséricorde):
La position actuelle de Rome sur Medjugorje est officiellement précisée par la réponse en date du 26 mai 1998 de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Mgr Gilbert Aubry. Pour en souligner l’importance, elle a été insérée dans les Acta S.Sedis.
Elle précise :
Il existe trois statuts concernant le jugement de l’Eglise sur des apparitions :
- “Constat de supernaturalitate” : constat de surnaturalité, exemple : Lourdes ou Fatima.
- “Constat de non supernaturalitate” : constat de non surnaturalité, il est affirmé que cela n’est pas surnaturel.
- et pour Medjugorje : “Non constat de supernaturalitate” : ” cela n’est pas affirmé que cela est surnaturel, ce n’est pas exclue,…, ce n’est pas une négation de la surnaturalité, ce n’est pas une affirmation de la surnaturalité.”
1.) ” Il n’est pas permis de faire des pèlerinage officiels, diocésains, cela implique qu’il n’est pas interdit de faire de pèlerinage à Medjugorje mais pas des pèlerinages officiels.”
2.) ” Il est demandé explicitement l’accompagnement pastoral de ceux qui se rendent à Medjugorje.”
“Le jugement de l’Eglise ne sera certainement pas avant que ne cesse les “phénomènes”.
Dans son ouvrage publié en 2007 en italien « L’ultima veggente di Fatima » (La dernière voyante de Fatima), le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat et ancien secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit : « Les déclarations de l’évêque de Mostar reflètent une opinion personnelle, elles ne sont pas un jugement définitif et officiel de l’Eglise. Tout est renvoyé à la déclaration de Zara des évêques de l’ex-Yougoslavie, du 10 avril 1991, qui laisse la porte ouverte à de futures enquêtes. La vérification doit donc se poursuivre. En attendant, les pèlerinages privés avec un accompagnement pastoral des fidèles, sont autorisés. Enfin, tous les pèlerins catholiques peuvent se rendre à Medjugorje, lieu de culte marial où il est possible de s’exprimer à travers toutes les formes de dévotion ».



